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Présidentielles digitales 2017 : quel candidat a la meilleure stratégie ?

   

Quel candidat fait la meilleure campagne présidentielle sur le web ?

Alors que les chiffres des sondages évoluent chaque jour pour les principaux candidats aux élections présidentielles, nous posons aujourd'hui la question de leur impact sur l'environnement digital.

Si certains candidats mettent plus en avant que d'autres la thématique de l'économie numérique, force est de constater qu'ils ne sont pas tous forcément à la hauteur du rendez-vous en matière de présence sur le web ou d'e-réputation.
candidats présidentielles.jpg
Aussi, nous vous présentons aujourd'hui notre étude comparative mettant en perspective plusieurs indicateurs pouvant refléter tour-à-tour la popularité des candidats et l'efficacité de leurs sites internet respectifs :

  • Tendances de recherche
  • Volumes de recherche
  • Domaines référents
  • Nombre de backlinks
  • Nombre de mots clés positionnés en 1ère page Google
  • Estimation du trafic (mois de mars)
  • Mentions du candidat
  • Likes Facebook
  • Abonnés Twitter
  • Abonnés Youtube
  • Abonnés Instagram

Pour chaque critère, nous en avons déduit un classement et attribué des points de telle sorte :

  • 1er = 5 points
  • 2e = 4 points
  • 3e = 3 points
  • 4e = 2 points
  • 5e = 1 points

Nous rappelons que les résultats obtenus ne reflètent de quelque manière que ce soit les opinions politiques des membres de l'équipe SLAP digital. Nous pensons l'échantillon de données choisi suffisamment varié pour proposer un constat le plus objectif possible.

Pour des soucis de lisibilité et de fiabilité des données, nous ne comparons dans cette étude que les 5 principaux candidats en tête des sondages, sans vouloir pour autant faire de différence particulière entre "petits" et "grands" candidats, à l'intar de la chaîne TF1.

Tendances de recherche

Google Trends est généralement un indicateur fiable pour juger de l'engouement des internautes pour un sujet ou une personnalité.

On constate clairement ici que les recherches autour de Jean-Luc Mélenchon sont en forte augmentation depuis début mars. Ce qui correspond tout-à-fait à la dynamique attribuée à ce même candidat, notamment après sa participation jugée réussies aux débats télévisés.

Trends présidentielles.png

Légendes trends présidentielles.png

Visibilité des sites de campagne

Si les 5 principaux candidats à l'élection présidentielle française n'ont pas manqué de créer un site dédié à leur campagne électorale, chacune de ces plateformes fait preuve de performances très différentes.

En comparant en premier lieu leur trafic provenant des résultats naturels de recherche, on observe une nette marge de différence entre les premiers les derniers.

trafic SEO présidentielles.png

Alors que le site de la candidate du Front National reçoit le plus grand nombre de visites (141 787 en mars), ceux de François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon en comptabilisent à eux trois 81 238.

On peut supposer que le site marine2017.fr parvient à générer davantage de trafic grâce à une publication de contenus plus soutenue, ou tout simplement en capitalisant sur les requêtes "marque" : selon le Keyword Planner Tool de Google, la requête "Marine Le Pen" est recherchée en moyenne 246 000 fois par mois, et donc la plus tapée parmi les 5 candidats étudiés ici, à égalité avec "Emmanuel Macron", et devant "François Fillon" (110 000 recherches mensuelles).

De la même manière, en réunissant toutes les requêtes de recherche relatives à chaque candidat, on constate des volumes de trafic potentiels très hétérogènes.

Volumes de recherches présidentielles.png

On peut toutefois estimer que le référencement naturel n'est pas la priorité des politiciens, à mesure que les différents sites analysés ne se positionnent que sur un nombre de mots-clés limités en première page des résultats Google.

mots clés en 1ere page présidentielles.png

Le site de la candidate FN se positionne sur 285 mots-clés différents en première page des résultats naturels. Soit plus du double de jlm2017.fr (138) et loin devant fillon2017.fr (113) et benoithamon2017.fr (43).

Notoriété des sites de campagne

L'un des critères pour évaluer la notoriété d'un site est le nombre de domaines référents pointant vers ce site. Dans le cas des élections c'est généralement représentatif de la couverture médiatique dont a bénéficié chacun des candidats.

domaines référents présidentielles.png

Parmi ces domaines référents, il s'agit naturellement en grande majorité de sites d'actualité. On peut en déduire qu'ils sont plus nombreux dans le cas fillon2017.fr à mesure que son exposition médiatique fut très importante, tour-à-tour lors des primaires des Républicains et des différentes affaires judiciaires dont il est la cible.

nombre de backlinks présidentielles.png

Au-delà de la grande marge qui existe entre les candidats en termes de backlinks, nous n'avons pas constaté de stratégie particulièrement agressive en termes d'acquisition de liens, ni de tactiques black-hat employées à des fins de ranking. Exit également les bons vieux "Google Bombing" dont François Hollande ou Nicolas Sarkozy ont pu faire les frais lors de la précédente campagne.

Le nombre considérable de liens obtenus par le site de Jean-Luc Mélenchon s'explique principalement par la forte présence de plateforme de blogging parmi ses domaines référents : hautetfort.com, eklablog.fr... Ainsi que de plateformes de curation comme Scoopit. Ce qui indiquerait qu'il est suivi et soutenu par de nombreux particuliers, utilisant leurs blogs pour communiquer leur préférence politique.

A noter que le site en-marche.fr bénéficie d'un historique moins important du fait de sa mise en ligne plus récente que les autres.

Quelle exposition médiatique ?

Si ces différents indicateurs ne peuvent refléter la véritable popularité de chaque candidat, on peut toutefois tenter de mieux apprécier leur exposition médiatique, notamment en prenant en compte le nombre de fois où leurs noms sont cités sur l'ensemble des publications web.

nombre de mentions présidentielles barres.png

Il s'agit ici du nombre de fois où il est fait mention du nom de chaque candidat dans un contenu en ligne (données obtenues grâce à l'outil Ahrefs.com).

Encore une fois on peut supposer que François Fillon est en tête de cet indicateur du fait d'avoir été plus régulièrement au centre des débats à la suite du fameux Penelope Gate et autres affaires en cours.

Son ancienneté dans la sphère politique et son précédent mandat de Premier Ministre peut de la même manière justifier un nombre plus important d'actualités à son égard.

La bataille des réseaux sociaux

Cette année plus que les précédentes, l'utilisation du media Internet entrera en ligne de compte. Et plus précisémment des réseaux sociaux jugés comme un formidable moyen de faire campagne et développer son électorat sans le support de médias traditionnels.

Reste que les candidats ne les utilisent pas tous de la même manière, ni avec la même réussitent, tout en ayant pour certains leur plateforme de prédilection.

Likes Facebook présidentielles.png

Followers Twitter présidentielles.png

Followers instagram présidentielles.png

abonnés youtube présidentielles.png

Si Marine Le Pen prend une nouvelle fois la tête du classement sur Facebook, Twitter et Instagram, Jean-Luc mélenchon n'est jamais join derrière. Souvent reconnu par les spécialistes et commentateurs politiques pour ses talents d'orateur, c'est sans surprise qu'il comptabilise le plus grand nombre d'abonnés Youtube : plus de 260 000.

De là à dire que la campagne présidentielle 2017 se jouera sur l'utilisation de ces différentes plateformes, il y a un grand pas. Par ailleurs, la bonne position d'Emmanuel Macron dans les sondages démontre qu'il ne suffit pas d'avoir une stratégie social media efficace pour conquérir l'opinion.

Résultats : les candidats qui utilisent le mieux le digital

Après report des points à chaque étape, le verdict est sans appel pour la candidate du Front National, remportant la mise dans la plupart des indicateurs analysés. Avec 48 points sur 55 possibles, nul doute que sa campagne digitale peut être considérée comme réussie. Ce qui nous laisse supposer qu'une corrélation existe entre les performances sur le web et dans les sondages.

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Si la bonne utilisation des plateformes et outils digitaux peut constituer un atout supplémentaire pour la course au poste de président de la république, il est difficile de les considérer comme étant déterminant pour faire basculer une élection aussi disputée. La mauvaise position d'Emmanuel Macron dans ce classement témoigne de la non-nécessité d'avoir une présence forte sur le web pour se placer parmi les favoris avant passage aux urnes.

Nul doute, en revanche, que la maîtrise de l'environnement digital consituera à l'avenir un enjeux de plus en plus important pour les hommes et femmes politiques.

Jonathan Seu

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